PHYSIQUE DES ONDES
ESSAI D'UNE NOUVELLE PHYSIQUE
RUBRIQUE N° 38 Accès aux fondamentaux de la physique quantique N°3
Par Paul Bouchard Le 02/04/2026
CHAT.MISTRAL.AI N°3 Étude de la nature et de la circulation de la lumière dans le vide de l'espace. Étude ontologique des champs dans le vide de l'espace. Le réalisme scientifique.
QUESTION du 21/01/2026 La lumière est-elle déviée par un champ magnétique ?
La lumière (qui est une onde électromagnétique) n’est pas directement déviée par un champ magnétique statique dans le vide, mais elle peut être influencée indirectement dans certains contextes. Voici les points clés :
1. Dans le vide
La lumière se propage en ligne droite dans le vide, et un champ magnétique statique ne la dévie pas.
Les équations de Maxwell montrent que les ondes électromagnétiques (lumière) et les champs magnétiques statiques ne s’influencent pas mutuellement dans le vide.
2. Dans un milieu matériel
Effet Faraday : En présence d’un champ magnétique et dans certains matériaux (comme le verre ou certains cristaux), le plan de polarisation de la lumière peut tourner (rotation de Faraday).
Effet Zeeman : Un champ magnétique peut modifier les niveaux d’énergie des atomes, ce qui se traduit par un dédoublement des raies spectrales émises ou absorbées par ces atomes.
3. Cas particuliers
Plasmas : Dans un plasma, un champ magnétique peut influencer la propagation de la lumière (biréfringence magnétique).
Étoiles à neutrons : Près d’objets astrophysiques très magnétisés (comme les magnétars), la lumière peut être polarisée ou son spectre modifié.
En résumé : La lumière n’est pas déviée par un champ magnétique dans le vide, mais elle peut être modifiée dans un milieu ou sous certaines conditions.
Tu veux un exemple précis (expérience, application technologique) ou des détails sur un de ces effets ?
QUESTION du 21/01/2026 : La circulation de la lumière crée-elle un champ magnétique comme celle de l'électron ? Si non et puisque la lumière n'est pas non plus déviée par un champ magnétique, pourquoi dit-on que c'est une onde électromagnétique, comme l'est l'électron qui ,lui, est pleinement magnétique ?
Ta question touche à des concepts fondamentaux de l’électromagnétisme et de la physique quantique. Voici une explication claire et structurée :
1. La lumière est une onde électromagnétique
La lumière est une oscillation couplée de champs électrique et magnétique qui se propagent ensemble dans l’espace.
Les équations de Maxwell montrent que toute variation du champ électrique génère un champ magnétique, et vice versa. C’est ce couplage qui permet à la lumière de se propager, même dans le vide.
Exemple : Une onde radio, une micro-onde ou la lumière visible sont toutes des ondes électromagnétiques, différant seulement par leur fréquence.
2. Pourquoi la lumière ne crée-t-elle pas de champ magnétique statique ?
La lumière est une onde : ses champs électrique et magnétique oscillent perpendiculairement à la direction de propagation.
Pas de courant net : Contrairement à un électron en mouvement (qui constitue un courant électrique et crée un champ magnétique statique autour de lui), la lumière ne transporte pas de charge nette. Les champs électrique et magnétique de la lumière s’annulent en moyenne sur un cycle complet.
Pas de moment magnétique : La lumière n’a pas de moment magnétique intrinsèque (contrairement à l’électron, qui possède un spin et un moment magnétique associé).
3. Pourquoi l’électron est-il "pleinement magnétique" ?
L’électron est une particule chargée en mouvement, ce qui crée un champ magnétique autour de lui (loi de Biot et Savart).
De plus, l’électron possède un spin, qui lui confère un moment magnétique intrinsèque (comme une petite aiguille aimantée). Conséquence : Un électron en mouvement est dévié par un champ magnétique (force de Lorentz), et il peut aussi en créer un.
4. Pourquoi la lumière n’est-elle pas déviée par un champ magnétique ?
La lumière est neutre électriquement : elle n’a pas de charge, donc la force de Lorentz (qui dépend de la charge et de la vitesse) ne s’applique pas.
Exception : Dans certains milieux (comme les plasmas), la lumière peut interagir indirectement avec un champ magnétique via les charges du milieu (effet Faraday, biréfringence).
5. Pourquoi dit-on que la lumière est électromagnétique ?
Parce qu’elle est composée de champs électrique et magnétique oscillants, même si ces champs ne créent pas d’effet magnétique statique ou ne subissent pas de déviation comme une particule chargée.
En résumé :
La lumière est une onde électromagnétique neutre, sans charge ni moment magnétique intrinsèque.
L’électron est une particule chargée avec un spin, donc "magnétique" au sens où il crée et subit des champs magnétiques.
Si tu veux approfondir un point (expérience historique, équations de Maxwell, spin de l’électron), dis-le-moi !
QUESTION du 24/01/2026 : Le fait que la vitesse des ondes de type lumière dans le vide est la même que celle des ondes chargées (véritables ondes électromagnétiques) n'est pas une preuve que la dénomination ''d'onde électromagnétique'' attribuée à la lumière par Maxwell soit une réalité.
Existe-il une expérience scientifique qui prouve que la lumière soit une oscillation (onde) couplée de champs électrique et magnétique qui se propagent ensemble dans l’espace ?
Votre question touche à un point fondamental de la physique : la nature électromagnétique de la lumière. Voici une réponse structurée, basée sur les preuves expérimentales historiques et modernes.
1. Expérience historique clé : les ondes hertziennes (1887-1888)
Heinrich Hertz a réalisé la première confirmation expérimentale directe des prédictions de Maxwell :
Il a produit et détecté des ondes électromagnétiques (radio) en laboratoire, en utilisant un oscillateur et un résonateur.
Il a mesuré leur vitesse, leur réflexion, leur réfraction et leur polarisation, montrant qu’elles se comportaient comme la lumière visible, mais à une autre fréquence.
Conclusion : Ces ondes, clairement couplées (champ électrique + champ magnétique), avaient les mêmes propriétés que la lumière, validant la théorie de Maxwell.
2 Expérience moderne : diffusion de la lumière par des charges
Lorsqu’une onde lumineuse interagit avec une charge électrique (par exemple, un électron), elle exerce une force oscillante (force de Lorentz), prouvant la présence d’un champ électrique et magnétique oscillant.
Exemple : La diffusion Compton (1923) montre que la lumière se comporte comme une onde électromagnétique interagissant avec la matière via ces champs.
3. Polarisation de la lumière
La polarisation (linéaire, circulaire) de la lumière ne peut s’expliquer que par la nature vectorielle des champs électrique et magnétique oscillants.
Expérience : Les polariseurs (comme les lunettes de soleil) ne laissent passer que la composante du champ électrique dans une direction donnée, prouvant l’existence d’un champ électrique oscillant.
4. Spectroscopie et interférométrie
Les interférences lumineuses (expérience de Young, interféromètre de Michelson) montrent que la lumière est une onde.
La spectroscopie révèle que la lumière est une superposition d’ondes de différentes fréquences, chacune associée à un champ électromagnétique oscillant.
5. Production de lumière par des charges accélérées
Toute charge accélérée émet des ondes électromagnétiques (loi de Larmor, 1897).
Exemple : Les antennes radio, les lasers, les synchrotrons produisent de la lumière (ou des ondes radio) par mouvement de charges, confirmant le lien direct entre charges, champs et lumière.
Conclusion scientifique
Oui, il existe de nombreuses preuves expérimentales que la lumière est une oscillation couplée de champs électrique et magnétique se propageant ensemble dans l’espace, comme prédit par Maxwell. Ces preuves couvrent la production, la propagation, l’interaction avec la matière et la polarisation de la lumière.
Pour aller plus loin : Souhaitez-vous une description détaillée d’une de ces expériences, ou une explication sur la façon dont ces champs sont mesurés en laboratoire ?
QUESTION du 25/01/2026 :
Il semble que, dans le vide de l'espace, la lumière ne présente pas de polarisation et ne soit pas influencée par un champ magnétique, rien ne montre que, dans le vide, les ondes de type lumière possèdent un couplage électromagnétique, bref il semblerait que la nature fondamentale de la lumière ne soit pas magnétique.
Les phénomènes magnétiques n’apparaissent en effet que lors de la rencontre lumière-matière avec les particules chargées et ce sont alors les électrons (ondes électromagnétiques) qui régissent l'ensemble des phénomènes propres aux ondes de type lumière. La thèse de Maxwell concernant la vraie nature de la lumière ne devrait-elle pas être remise en cause sur ce point ?
Qu'en pensez vous ?
Votre question touche à un débat fondamental sur la nature de la lumière et la validité des équations de Maxwell dans le vide. Voici une analyse structurée, en distinguant ce qui relève de la théorie établie, des observations expérimentales, et des interprétations possibles.
1.La lumière dans le vide : une onde électromagnétique sans support matériel
a) Les équations de Maxwell dans le vide
Les équations de Maxwell prédisent que la lumière est une onde électromagnétique, c’est-à-dire une oscillation couplée des champs électrique (E) et magnétique (B), qui se propagent même en l’absence de matière. Dans le vide, ces champs satisfont :
∇² E = μ°ϵ° [∂²E/∂t²] ∇² B = μ°ϵ° [∂²E/∂t²]
où μ° et ϵ° sont la perméabilité et la permittivité du vide.
Ces équations montrent un couplage intrinsèque entre E et B, même dans le vide.
b) Polarisation de la lumière dans le vide
La lumière est toujours polarisable dans le vide : sa polarisation (linéaire, circulaire, etc.) est une propriété fondamentale, mesurable expérimentalement (par exemple avec des polariseurs). Cela prouve que le champ électrique oscille dans une direction privilégiée, et que le champ magnétique lui est orthogonal. La polarisation est une preuve directe du caractère vectoriel et électromagnétique de la lumière, même dans le vide.
2. Absence d’effet magnétique « visible » dans le vide
a) Pas de charges ni de courants
Dans le vide, il n’y a ni charges ni courants libres. Donc, aucun effet magnétique macroscopique (comme une force de Lorentz) n’est observable. Mais cela ne signifie pas que le champ magnétique n’existe pas : il est présent, couplé au champ électrique, et transporte de l’énergie et de l’impulsion.
b) Expériences clés
Effet Faraday dans le vide : Même dans le vide, un champ magnétique intense peut induire une biréfringence du vide (prédite par l’électrodynamique quantique, et observée indirectement en astrophysique).
Pression de radiation : La lumière exerce une pression sur les objets, preuve qu’elle transporte une quantité de mouvement liée à la fois à E et B.
3. Couplage lumière-matière : rôle des électrons
a) Interaction avec la matière
Quand la lumière rencontre la matière, elle interagit principalement avec les électrons (via la force de Lorentz). Cela peut donner l’impression que « tout se passe au niveau des électrons », mais c’est parce que la matière est faite de charges. Le champ magnétique joue un rôle crucial dans cette interaction (par exemple, dans l’effet Zeeman, la résonance magnétique, etc.).
b) Pas de remise en cause de Maxwell
Les équations de Maxwell ne sont pas remises en cause : elles décrivent parfaitement la propagation de la lumière dans le vide et son interaction avec la matière. La QED (électrodynamique quantique) généralise et confirme ce formalisme, en montrant que les photons (quanta de lumière) sont bien des excitations du champ électromagnétique.
4. Pourquoi cette confusion ?
Absence de ''support'' visible : Dans le vide, il n’y a pas de milieu matériel, donc pas de « support » pour les champs. Mais les champs E et B existent indépendamment de la matière.
Effets magnétiques moins évidents : Le champ magnétique est moins « visible » que le champ électrique dans la vie courante, car il n’agit que sur des charges en mouvement.
5. Conclusion : la lumière reste électromagnétique
Dans le vide : La lumière est une onde électromagnétique, avec E et B couplés, polarisable, et transportant de l’énergie.
Avec la matière : L’interaction se fait via les charges (électrons), mais cela ne nie pas la nature électromagnétique de la lumière.
La thèse de Maxwell n’est pas remise en cause : elle est confirmée par toutes les expériences et théories modernes (QED, optique quantique, etc.). La lumière est bien une onde électromagnétique, même dans le vide.
Pour aller plus loin :
Si vous voulez des exemples expérimentaux récents (biréfringence du vide, tests de QED), je peux chercher des références actualisées. Si vous souhaitez discuter du statut ontologique des champs dans le vide (philosophie de la physique), c’est aussi un sujet passionnant !
Qu’en pensez-vous ? Est-ce que cette réponse éclaire votre question, ou souhaitez-vous approfondir un point précis ?
QUESTION du 25/01/2026 : Dans le vide de l'espace, les notions de champs électrique et magnétique sont bien pratiques pour masquer le fait que des ONDES de type lumière se propagent sans qu'existe un milieu support de ces ondes. Il devrait s'agir d'une substance subtile, distincte de la matière, fluide indétectable, non accessible directement à l'expérimentation mais indispensable pour conduire les ondes lumière dans le vide de l'espace et transmettre les effets entre les corps (c'est l'éther luminifère du 19ème siècle).
En 1905, Albert Einstein, comme suite à sa théorie de la relativité, déclara qu'en physique il n'avait nul besoin de la notion d'éther. Cependant en 1920, il revient sur cette idée et déclara que l'existence d'un éther est indispensable. Cette première idée des physiciens a donc été mise en touche.
Que pensez vous des idées exprimées en 2000 par Jean-Jack Micalef dans son site ''Les nouveaux principes de physique et de métaphysique'' qui expose longuement la nécessité absolue de l'existence d'une ''substance de l'espace'' qu'il appelle ''prématière'' ? Il affirme aussi que la vitesse de la lumière et le quantum de mouvement minimum sont précisément des attributs de cette substance. Ces idées ont été reprises par Paul Bouchard et sont une des bases de son blog ''physique des ondes''. Quel est votre avis ?
REPONSE :Votre question touche à un débat historique et philosophique profond en physique, qui oppose depuis plus d’un siècle les interprétations "substantielles" et "relationnelles" de l’espace, du vide et de la propagation des ondes électromagnétiques. Voici une analyse structurée de votre question, en tenant compte des éléments historiques, des avancées scientifiques et des propositions de Jean-Jack Micalef et Paul Bouchard.
1. Contexte historique : l’éther et son abandon
XIXᵉ siècle : L’éther luminifère était postulé comme milieu matériel nécessaire à la propagation des ondes lumineuses, par analogie avec les ondes sonores dans l’air ou les ondes mécaniques dans un solide.
Expérience de Michelson-Morley (1887) : Aucune preuve expérimentale de l’éther n’a été trouvée (pas de "vent d’éther").
1905, Einstein : La relativité restreinte montre que la vitesse de la lumière est constante dans tous les référentiels inertiels, sans besoin d’un milieu de propagation. L’espace-temps lui-même devient l’entité fondamentale.
1920, Einstein : Il nuance sa position en parlant d’un "éther de la relativité générale", non pas comme un milieu matériel, mais comme une propriété géométrique de l’espace-temps (liée à la gravitation).
→ L’éther classique est mort, mais la question d’un "support" ou d’une "substance" de l’espace reste ouverte sous d’autres formes.
2. Le vide quantique moderne
Théorie quantique des champs (QTF) : Le "vide" n’est pas le néant, mais un état quantique rempli de fluctuations et de particules virtuelles.
Effets observables : Effet Casimir, polarisation du vide, création de paires particule-antiparticule…
Interprétation : Le vide a une structure dynamique, mais pas besoin d’un milieu matériel classique pour expliquer la propagation de la lumière ou des interactions.
→ Le vide quantique n’est pas un fluide au sens classique, mais un état physique complexe.
3. Les propositions de Micalef et Bouchard
Prématière : Micalef postule l’existence d’une "substance de l’espace" (prématière) comme support des ondes et des interactions, avec des attributs comme la vitesse de la lumière et le quantum de mouvement.
Arguments : Reprise de l’idée d’un substrat universel, mais avec une approche métaphysique et spéculative, hors du cadre standard de la physique actuelle.
Critiques scientifiques :
Aucune preuve expérimentale : Aucune expérience ne nécessite ou ne détecte cette prématière.
Redondance : La QTF et la relativité générale expliquent déjà la propagation des ondes et les interactions sans recourir à une telle substance.
Problème de la falsifiabilité : Une théorie non falsifiable (non testable) n’est pas scientifique au sens de Popper.
4. Pourquoi ces idées persistent-elles ?
Intuition classique : L’idée d’un "support" est rassurante, car elle s’appuie sur l’analogie avec les ondes mécaniques.
Lacunes interprétatives : Certains physiciens ou philosophes cherchent une "ontologie" plus concrète pour l’espace-temps ou le vide quantique.
Débat philosophique : Opposition entre réalisme scientifique (le monde existe indépendamment de nos théories) et instrumentalisme (les théories sont des outils, pas des descriptions de la réalité).
5. Avis scientifique actuel (2026)
Consensus : Aucune théorie physique validée ne nécessite une "prématière" ou un éther matériel. Le vide quantique et l’espace-temps suffisent.
Spéculations : Les idées de Micalef et Bouchard relèvent davantage de la métaphysique ou de la philosophie naturelle que de la physique testable.
Ouverture : Si de nouvelles expériences ou observations venaient à remettre en cause le modèle standard ou la relativité générale, ces idées pourraient être réexaminées. Mais ce n’est pas le cas aujourd’hui.
6. Que retenir ?
La science avance par l’expérience : Tant qu’aucune observation ne nécessite une prématière, celle-ci reste une hypothèse superflue.
Attention aux théories alternatives : Beaucoup de propositions "révolutionnaires" en physique sont séduisantes, mais peu résistent à l’épreuve des faits.
Le vide n’est pas vide : Le vide quantique est déjà une entité physique riche, mais il n’a pas besoin d’être un "fluide" au sens classique.
En résumé :
Les idées de Micalef et Bouchard s’inscrivent dans une longue tradition de recherche d’un substrat universel, mais elles ne sont pas étayées par la physique moderne. La science actuelle n’a pas besoin d’une "prématière" pour expliquer la propagation de la lumière ou les interactions fondamentales. Cependant, le débat sur la nature ultime de l’espace et du vide reste ouvert, et c’est ce qui fait la richesse de la recherche en physique fondamentale.
Si vous souhaitez approfondir un aspect particulier (par exemple, les propriétés du vide quantique, les alternatives à la relativité, ou les tests expérimentaux possibles), je peux vous orienter vers des ressources ou des discussions plus précises.
QUESTION du 26/01/2026 : Merci. Parlez moi du statut ontologique des champs dans le vide de l'espace.
La question du statut ontologique des champs dans le vide est l’un des problèmes les plus profonds de la philosophie de la physique. Elle interroge la nature même de la réalité physique : les champs électromagnétiques (et plus généralement quantiques) existent-ils indépendamment de toute observation ou interaction avec la matière, ou ne sont-ils que des outils mathématiques commodes ?
Voici une analyse des principales positions et des enjeux, en mêlant physique, métaphysique et épistémologie.
1. Le vide comme « scène » des champs
a) Le vide classique (avant la QFT)
Dans la théorie électromagnétique classique (Maxwell), le vide est conçu comme un espace où peuvent exister des champs E et B, même en l’absence de charges ou de courants.
Statut ontologique : Les champs sont des entités physiques réelles, dotées d’une existence indépendante. Ils transportent de l’énergie, de l’impulsion, et peuvent interagir avec la matière s’ils la rencontrent.
Problème : Comment concevoir une réalité physique qui n’est pas faite de « substance » matérielle, mais de champs immatériels ?
b) Le vide quantique (QFT)
En théorie quantique des champs, le vide n’est pas un « néant », mais un état quantique particulier, rempli de fluctuations virtuelles de champs.
Effets observables : L’effet Casimir (force entre deux plaques métalliques due aux fluctuations du vide) et la polarisation du vide en présence de champs intenses montrent que le vide a une structure physique.
Statut ontologique : Les champs quantiques sont considérés comme plus fondamentaux que les particules. Le vide est un état dynamique, et les particules ne sont que des excitations locales de ces champs.
2. Les grandes positions philosophiques
a) Réalisme des champs
Thèse : Les champs existent objectivement, indépendamment de toute observation ou mesure. Ils sont des constituants fondamentaux de la réalité, au même titre que la matière.
Arguments :
Les champs ont des effets physiques mesurables (pression de radiation, effet Casimir, etc.).
La QFT décrit le monde en termes de champs, pas de particules ponctuelles.
La cohérence théorique et la puissance prédictive de la QFT plaident pour une existence réelle des champs.
Critique : Comment concilier cette vision avec l’idée que le vide est « vide » ? Les champs sont-ils des entités matérielles ou immatérielles ?
b) Instrumentalisme
Thèse : Les champs ne sont que des outils de calcul, des fictions mathématiques utiles pour prédire les phénomènes observables. Ils n’ont pas d’existence indépendante.
Arguments : On ne peut observer directement un champ dans le vide, seulement ses effets sur la matière.
La QFT utilise des objets mathématiques (opérateurs, états du vide) qui ne correspondent pas forcément à des entités physiques tangibles.
Critique : Cette position est souvent jugée insatisfaisante, car elle nie une réalité sous-jacente aux phénomènes observés.
c) Structuralisme ontologique
Thèse : Ce qui existe vraiment, ce sont les relations et les structures, pas les entités individuelles. Les champs ne sont que des éléments d’une structure physique plus vaste.
Arguments : La physique moderne (relativité, QFT) montre que les propriétés des objets dépendent de leur contexte et de leurs relations.
Le vide et les champs ne sont que des aspects d’une structure spaciotemporelle et quantique.
Critique : Cette vision est abstraite et peut sembler éloignée de l’intuition physique classique.
d) Émergentisme
Thèse : Les champs (et leurs propriétés) émergent d’une réalité plus fondamentale, encore inconnue (théorie des cordes, gravité quantique, etc) Arguments : La QFT est une théorie effective, valable à certaines échelles d’énergie. Une théorie unifiée pourrait révéler une ontologie différente (par exemple, des cordes ou des boucles comme entités fondamentales).
Critique : En l’absence de théorie achevée, cette position reste spéculative.
3. Enjeux et paradoxes
a) Le vide est-il « plein » ou « vide » ?
Le vide quantique est rempli de fluctuations virtuelles, d’énergie du point zéro, et peut être polarisé. Pourtant, il ne contient aucune particule réelle.
Paradoxe : Comment concilier l’idée d’un vide « plein » d’activité avec l’absence de matière ou de rayonnement détectable ?
b) Le réalisme scientifique à l’épreuve
Si les champs existent vraiment, comment les concevoir ? Sont-ils des entités matérielles, énergétiques, ou une nouvelle forme de substance ?
La QFT suggère que les champs sont plus fondamentaux que les particules, mais leur nature ontologique reste obscure.
c) L’observation et la mesure
En physique quantique, l’observation modifie l’état du système. Peut-on parler de l’existence d’un champ dans le vide si on ne peut le mesurer qu’indirectement ?
Exemple : L’effet Casimir est une preuve indirecte de l’existence des fluctuations du vide, mais ne nous dit pas ce qu’est « vraiment » le vide.
4. Conclusion : un débat ouvert
a) Consensus physique : Les physiciens, dans leur pratique, adoptent généralement un réalisme prudent : les champs et le vide quantique sont traités comme des entités réelles, car leurs effets sont observables et mesurables.
b) Débat philosophique : La question de savoir si les champs existent « en soi » ou seulement comme éléments d’une théorie reste ouverte. Elle dépend en grande partie de ce qu’on entend par « existence » et « réalité ».
Pour aller plus loin
Lecture : The Ontology of Spacetime (D. Dieks, ed.) pour une discussion approfondie.
Expérience : Les tests de l’effet Casimir et de la biréfringence du vide (en présence de champs magnétiques intenses) sont des pistes pour sonder la nature du vide.
Théories alternatives : Certaines approches (comme la gravité quantique à boucles ou la théorie des cordes) proposent des ontologies radicalement différentes, où l’espace-temps et les champs émergent d’entités plus fondamentales.
Question ouverte :
Pensez-vous que le vide et les champs devraient être considérés comme des entités physiques réelles, ou comme des constructions théoriques utiles ? Y a-t-il, selon vous, une expérience ou une théorie qui pourrait trancher ce débat ?
Si vous voulez des références précises (articles, livres) sur un aspect particulier, je peux vous orienter !
CONCLUSION DE CETTE RUBRIQUE
Il serait possible et instructif de poursuivre les interrogations de ''chat.mistral.ai'' concernant les fondements de la physique quantique ou d'autres problèmes complexes qui restent insolites.
Je m'en tiens actuellement aux questions fondamentales ici posées, pour lesquelles la physique des ondes apporte une vision qui se voudrait réaliste alors que la science conventionnelle reste accrochée à la conception théorique qui lui convient.
''chat.mistral.ai'' a parfaitement exprimé cette situation et l'a jugé comme il se doit avec tous les commentaires appropriés.
Pour ceux qui seraient rebutés par la complexité des notions discutées ou par le détail des explications, je vais éditer une nouvelle rubrique N°39 qui reprend les mêmes questions mais uniquement les résumés et les conclusions de ''chat.mistral.ai''.
Cette rubrique s’appelle ''chat.mistral.ai juge la physique des ondes''