• Post-scriptum N°3

    PHYSIQUE DES ONDES

    ESSAI D'UNE NOUVELLE PHYSIQUE 

    POST-SCRIPTUM N°3  Aux origines de la métaphysique

    Par Paul Bouchard Le 27/08/2014

            1)   NOVEMBRE EN JUILLET

     Mail envoyé à Marie-Anne le 25 Juillet 2014.    Tout est bien calme ici. Je ne sais pas où est Annie, au nord ou au sud. On a retrouvé un peu de chaleur, sinon de soleil. J'ai récolté une quinzaine de haricots verts, et de grosses tomates un peu mangées par les limaces que escaladent le mur pour vivre puisqu'il n'y a plus les salades qu'elles n'ont pas laissé grossir. Marianne a inscrit son bébé à la crèche. Moi, je travaille le jour et la nuit sur les réactions de ''chimie-physique''. J'en ai marre, j'ai donc abrégé mon PS. N°2 et reporté à + les détails. Je vous joint la dernière mouture pour correction, puisque vous avez la gentillesse d'être mon égérie ( conseillère secrète et écoutée) en science, orthographe et ponctuation. Je vous souhaite un bon repos et vous embrasse affectueusement. Paul.

     Mail envoyé à Marie-Anne le 27 Juillet 2014.   Depuis ce matin le ciel pleure le départ d'Annie-Paule. Les escargots et les limaces, par génération spontanée, ont maintenant envahi la terrasse et le jardin. Je ne sort plus et donc je me suis remis à cogiter, faute de pouvoir bouger les jambes. J'ai entrepris la lecture de ''l'Histoire de la Pensée, Antiquité et Moyen Age'' prêtée par Annie . C'est tout à fait ''lisible'', intéressant et instructif. Enfin un philosophe à l'esprit clair, nécessaire pour des béotiens ignares. D'autre part, étant donné mes préoccupations actuelles concernant ''masse inerte et masse grave'' j'ai compris, avant même l'examen des boites noires, ce qui s'est produit lors du crash de ce pauvre avion d'Air Algérie. En effet un ancien pilote expliquait à la télé qu'en cas de la perte d'un aileron dans un orage, les moteurs restant en marche, l'avion devenait difficilement contrôlable. Cela a pu être le cas, et, si il a piqué du nez, la force de propulsion de la ''masse inerte'' par les moteurs, additionnée à la force grave, active depuis 10.000 mètres, explique la désintégration complète de toute la matière (vivante ou non). Le résultat est différent pour les restes du Boeing en Ukraine qui a subit uniquement la force de gravité. Bien sur je ne prétends pas être expert en crash aérien, et il vaudra mieux s'en tenir à l'examen des boites oranges. Il semble que les parents vont avoir des difficultés à ''faire leur deuil'' avec les ''restes'' (J'ai d'ailleurs du mal à comprendre la signification attribuée à cette expression de ''faire'' son deuil, comme si c'était son ''besoin''). Décidément cet été est bien triste. Profitez bien du soleil du midi...... et d'un peu de repos malgré les réceptions prévues dans votre paisible et agréable maison vigneronne.  Amitiés. Paul.

    P.S. Votre maison est une ''structure inerte'' dans un vieux village qui reste assez ''inerte'', mais ce n'est pas pour sa stabilité qu'elle attire, c'est parce que vous lui avez donné ''une âme''. Contrairement à ce que prétend la physique standard, ce n'est pas les ''masses'' qui s’attirent entre elles mais les ondes émises par les structures ( par ceux qui y habitent) (vos électrons en quelque sorte), qui, par résonance (de mentalité) accrochent d'autres ondes de fréquence identique. La force d'attraction réciproque est indépendante de la masse inerte de la structure attirée, cette dernière peut être un célibataire ou une famille de 10 personnes. Mais le résultat pour la maîtresse de maison n'est pas le même, comme pour la masse inerte de l'avion, cela peut être dévastateur. Il peut se compter au nombre de pieds qui ont foulé le sol de la maison, mais, pour une bonne prévision, il faut mieux tenir compte de l'age et de l'éducation des intervenants.  On voit donc que la physique des ondes de structure est plus complexe et moins connue que la physique des ondes énergétiques (ondes lumière). Tenez en compte pour vos invitations.

    Mail envoyé à Annie-Paule le 1er Août 2014.   Chère Annie.  Merci beaucoup pour votre prêt de '' l'histoire de la pensée, antiquité et moyen age'' de Lucien Jerphagnon. J'en suis au chapitre VI avec Aristote. C'est pour moi une découverte, car les bribes de philo du bac ne m'avaient pas vraiment intéressé. C'était d'ailleurs dans une de mes précédente vie.
    Le chapitre II, ''Aux origines de la nature'' a été pour moi une révélation car il y est question des premiers'' physiciens-philosophes'', Thalès de Milet et ses disciples les Milésiens. (plutôt des métaphysiciens, suivant Aristote). Ils ont des idées identiques à celles qui gouvernent ma pensée, peut-être parce que Thalès est un ''ingénieur'' militaire, un agronome, un météorologiste, un géomètre , un entrepreneur, un cosmologue, un sportif, et même un ''électricien'' (électricité statique), certainement aussi un danseur, avant d'être un véritable philosophe au sens de Socrate et de Platon. Finalement je ne fait qu'essayer de mettre à jour la métaphysique Milésienne en fonction des connaissances scientifiques les plus actuelles. J'attends septembre à votre retour et après avoir étudié de façon plus approfondie la naissance de cette métaphysique, pour en discuter avec vous, un verre de rosé de Minerve en main.  Toute mon amitié.   Paul.

             2)    LA NAISSANCE DE LA MÉTAPHYSIQUE

             21)  AVANT LA PHILOSOPHIE,  LA MYTHOLOGIE

    Si l'on veut comprendre l'importance de la naissance de la philosophie, il faut remonter à l'origine de la pensée humaine, c'est à dire il y a 1 ou 2 millions d'années (minimum probable). Cela veut dire que notre Thalès de Milet qui est né vers 625 avant J.C. est pratiquement notre contemporain. Dans les chapitres 64) et 65) du blog ''eklablog paulpb'' je parle de la vie de l'esprit et de la vie spirituelle de l'Homme. Je cite « Dès son apparition connue sur terre, l'homme s'est posé le problème du pourquoi de son existence et de son avenir après sa mort. Toutes les recherches archéologiques débouchent sur la découverte de ce que les sociétés humaines se sont constituées autour de conceptions spirituelles communes, avec des lois morales généralement ''inspirées'' par des ''prophètes'', en provenance d'une ''révélation divine''. Lorsque ces sociétés se sont imposées en nombre de membres et en puissance, leurs conceptions spirituelles sont devenues des religions puis des civilisations. Toutes celles-ci naissent et meurent, comme toute matière, mais l'esprit reste et se transmet, nous le verrons au N°66).»

    Il s'est si bien transmis, que nombre de nos sociétés actuelles, (la nôtre en fait partie), sont encore à l'âge des ''mythes'' que l'on peut considérer comme plus ou moins primitifs suivant le degré de ''confort'' des sociétés concernées. Ce degré de ''richesse'' est d'ailleurs aléatoire, car l'homme a l'habitude de détruire la richesse de son voisin (et réciproquement), comme les enfants le font de leurs jouets en fin de journée. Comme l'enfant, l'Homme a besoin de se faire peur pour justifier sa recherche d'une protection. Sa situation est tellement précaire, limitée entre sa vie et sa mort, et sur une terre si instable, qu'il a un absolu besoin de se réfugier dans une religion ou une idéologie, ou une communauté, ou une race, ou une secte. Notre époque actuelle rend l'Homme particulièrement vulnérable, étant donné la rapidité de l'évolution des communications, dans un monde où les modes de vie et les mentalités restent tellement différents. Le danger pour nos sociétés humaines est finalement de se renfermer autour des théories en ''isme'' qui bloquent les cerveaux. L'étude des faits réels qui est le propre des sciences en ''ique'' me semble plus raisonnable, c'est pourquoi je vais tenter d'exposer mes idées sur la métaphysique.

             22)    LES ORIGINES L'ECOLE DE MILET

    Ces idées ne sont pas nouvelles puisqu'elles ont 2600 ans (seulement). Ce sont celles des Milésiens, disciples de Thalès de Milet (en Ionie). Je viens de le découvrir, et cela me rassure. En effet Thalès fait partie des 7 sages d'après Socrate, ce qui est une vraie référence. Mais ses travaux ne portaient pas sur la rhétorique ou l'abstraction, ni sur la physique mathématique ou virtuelle. Ils concernaient la géométrie pratique, le cadastre ( en Turquie et non en Grèce), l'écoulement des rivières, la goniométrie et l'astronomie pour la navigation, et autres applications pratiques des calculs mathématiques et des principes de la physique.

    Tout cela ne suffit pas pour qu'un ''vrai philosophe'' comme Platon puisse traiter un physicien de ''sage''. C'est qu'en effet Thalès a crée une école de pensée qui dépasse les problèmes purement techniques et scientifiques, et aborde le questionnement sur les origines de la matière et de la vie. Il a recherché, à partir des principes de la physique, quel pouvait être ''le principe premier de l'ordre de la nature'', autrement dit de quelle brique élémentaire est constituée la matière, quel est son assemblage et son fonctionnement. Thalès n'a pas laissé d’écrit, ses disciples non plus, les théories de l'école de Milet, nous sont rapportées par Aristote (322-384 avant J.C.) qui est le premier ''philosophe'' réputé, qui a osé aborder, lui aussi, la réalité des ''choses'' à partir de laquelle il développe ses propres idées philosophiques. Son ''éditeur'' a, (300 ans après la mort du Maître) rassemblé dans un 1er chapitre les éléments de physique connue à l'époque d'Aristote, Les idées des ''Milésiens'', bien qu’antérieures de 300 ans à Aristote, ont été classées dans cet ouvrage ''après la physique'', sans doute parce quelles étaient, justement considérées comme des réflexions plus ''évoluées'' que ne le seraient celles de ''simples'' sciences. C'est pourquoi elles ont reçu par la suite le nom de ''Méta-physique'' (après la physique)

              23)    LES ELEMENTS A LA BASE DE LA METAPHYSIQUE.

    Ce nom est finalement très bien choisi, car c'est bien à partir des connaissances scientifiques de son temps et de la maîtrise technique qu'il possédait sur les phénomènes de la nature, que Thalès a pu consacrer son intelligence à ''la recherche des causes premières, des premiers principes et de la finalité de tout ce-qui-est, en tant qu'il est''. Sans être des philosophes (terme non utilisé à l' époque), les disciples de l'école de Milet se considéraient comme des ''sages'' dont l'objectif est de ''rendre compte rationnellement de la nature''. Ils ont donc recherché quels sont les ''éléments'' et les forces qui peuvent être à l'origine de la matière, vivante ou non. Il semblerait, d'après leur réputation, qu'ils avaient de bonnes connaissances en physique, peut-être supérieures à celles d'Aristote (300 ans après). De toute façon leur choix des 4 éléments de base est remarquable à condition de les considérer comme un ensemble et pour leur signification exacte. Ce sont ''l'eau, le feu, la terre et l'air'', on peut y rajouter un 5 ème élément, baptisé ''apeiron'' par le disciple Anaximandre. Une brève explication est nécessaire, je la ferai en rapprochant ces éléments de nos connaissances actuelles et des idées propres à ma thèse.

    ''L'eau'', en plus de celle qui existe dans les océans, dans les nuages, sur et sous terre, représente 90% du végétal et 65% des êtres vivants. Ses constituants sont l’hydrogène et l’oxygène. Le premier est l'élément chimique de base le plus simple, et le principal constituant des étoiles (92% des atomes de l'univers). C'est aussi le combustible de base des étoile par fusion des noyaux de ses atomes, il est donc en rapport étroit avec le ''feu'' qui représente les ondes de type lumière, la chaleur et toute l'énergie en mouvement. Chimiquement l'hydrogène se combine avec la plupart des éléments (''la terre'') notamment dans les réactions acido-basiques. Il sert de lien dans la plupart des composés organiques (chimie du carbone). L'oxygène est un autre composant de grande importance. C'est le 3ème élément le plus important dans l'univers après l'hydrogène et l'hélium. Il constitue 46,4% de l'écorce terrestre (''la terre'') sous forme d’oxydes et de silicates, 21% de l'atmosphère terrestre.( ''l'air''). Son rôle est essentiel dans les phénomènes respiratoires de la plupart des cellules vivantes et dans les processus de combustion (''le feu''). Il faut indiquer également que l'eau en tant que substance physique est un milieu permettant de visionner, d'une part, la propagation des ondes, ce qui, pour mon blog, a une certaine importance, et d'autre part le mouvement (l'eau qui coule) et la circulation du courant entre 2 potentiels.

    La combustion par ''Le feu'' « est une réaction chimique dégageant de la chaleur (exothermique) et de la lumière. C'est aussi la dégradation visible d'une matière. Elle ne peut avoir lieu que si l'on réunit trois facteurs : deux composés chimiques (un combustible et un comburant) et une source d'énergie (énergie d'activation), ce que l'on appelle le triangle du feu. » (Wikipedia). Le feu est également associé au soleil (fusion nucléaire = toute notre énergie), à ''la terre'' (volcans), à la vie de l'Homme (cuisson des aliments, chauffage), à ''l'air'' (oxygène = comburant). A mon sens,la signification profonde de la notion de feu est celle de l'énergie (quantité de mouvement) véhiculée par les ondes de type lumière et capable de transformer la matière et d'entretenir la vie.

    ''La terre''. C'est la matière minérale qui regroupe sous ce terme 118 éléments chimiques (corps simples) dont 92 sont naturels. Ils ont été classés par N° atomique croissant (nombre de protons du noyau de son atome) par Dimitri Mendeleïev, dans un tableau appelé ''tableau périodique des éléments''. Cette classification périodique, avec ses colonnes d'éléments ayant des propriétés chimiques similaires, a permis de faire le lien entre les éléments (''la terre'') et l'énergie des électrons dans l'atome (''le feu''), conformément aux règles et principes de la physique quantique. Ces électrons, par les liaisons qu'ils permettent entre les atomes des corps simples, créent de nombreuses possibilités de corps composés. Les conditions de création et l'état de ces corps (liquide, solide, gaz) dépend avec précision de leur température (''le feu''). Tout est bien lié entre les 4 éléments à l'origine de la matière déterminés par les Milésiens.

    ''L'air''. C'est le gaz qui constitue l'atmosphère de ''la terre''. Il est constitué de 78% d'azote , 21% d'oxygène et 1% de gaz divers. Il peut également contenir en suspension de la vapeur ''d'eau'',en proportion variable avec la température (''le feu''), ce qui modifie ses propriétés physiques. Sous forme de nitrates, l'azote est le 34ème constituant en volume de la croûte de ''la terre'' L'azote est un gaz dans l'air mais son importance est essentielle dans la matière organique vivante grâce à son association avec le carbone, l'oxygène et l'hydrogène (''l'eau'').

    Le 5ème élément. L'apeiron. Je ne peux pas supposer qu' Anaximandre, disciple de Thalès, ait eu l’intuition que tous les 4 éléments soient des ''ondes'' et qu'il leur fallait un milieu pour se mouvoir. Mais je pense qu'il avais compris la nécessité, pour les unifier, d'une substance universelle, infinie et indéfinie qu'il a appelé ''apeiron'', c'est à dire l'indéfini. J'ai beaucoup parlé de cette substance dans mon blog, le chapitre 2) lui est consacré. Au 19ème siècle les scientifiques l'avaient dénommée l’éther. Au début du 20ème siècle, Einstein a déclaré qu'on n'en avait plus besoin, puisque sa théorie de la relativité évitait de se poser les questions (sur l'éther) qui restaient sans réponse. Si vous lisez Jean-Jack Micalef dans son blog (les nouveaux principes de physique et de métaphysique), il est capable de vous convaincre, comme je l'ai été, de la nécessité, pour la transmission des ondes, de l'existence d'une substance universelle qu'il a baptisé ''substance de l'espace''. J'en ai fait une des base de la thèse de mon blog dont j'espère que la lecture vous convaincra également.

           24)   L’ÉCOLE  D' ABDERE

    Entre l'école de Milet (autour de 600 A J.C.) et Aristote (385-322 A J.C.), peu de penseurs se sont intéressés à la physique. Une exception cependant est l'école fondée par Leucippe à Abdère en Thrace. Il faut essayer de faire parler son élève Démocrite (460-380 A J.C.). Je cite le blog ''Athéisme'' sur internet :

    « En prolongeant les idées de Leucippe dont il a été l'élève, Démocrite développe une théorie matérialiste mécaniste, l'atomisme, qui considère la matière comme constituée d'atomes indivisibles et éternels. Le vide existe, c'est ce qui permet le mouvement des atomes. Les figures que forme la matière se distinguent par leur taille, leur poids et leur vitesse. Les corps complexes sont formés de corps plus simples qui se désagrègent après la mort. L'âme est, quant à elle, composée d'atomes particuliers, subtils, légers et chauds. La perception de la matière est provoquée par l'émission de substances très fines qui interagissent avec les sens de l'homme »

    Du point de vue de la science physique, il est certain que Démocrite est le premier à avoir parlé d'atomes, il a donc eu une idée géniale qui a été discutée pendant des siècles et confirmée 1500 ans après. Ses ''substances très fines'' peuvent être assimilées aux ondes de type lumière. Quant à l’âme qui est composée ''d'atomes particuliers'', si le cerveau de l'Homme est le ''siège de son âme'', les cellules si complexes de son cerveau pourraient faire l'affaire. Dans mon blog, au chapitre 64) la vie de l'esprit, j'ai parlé de ces 170 milliards de cellules, dont 90 milliards de neurones (cellules nerveuses) formant 60.000 synapses (contacts). Démocrite a même prévu le chauffage (électrique), grâce à l'influx nerveux qui conduit les signaux électriques et chimiques entre ces synapses. Je plaisante seulement au sujet du ''siège de l’âme'', car il faudrait bien que la communauté scientifique proclame que Leucippe et Démocrite sont des génies oubliés sinon méconnus.

    Concernant leur ''théorie matérialiste'', est-elle conforme à leurs idées, ou bien une interprétation de ces idées par Épicure et Lucrèce ? On ne peut le savoir car seuls des bribes de leurs écrits nous sont parvenus.

              3)    METAPHYSIQUE, ONTOLOGIE ET EPISTEMOLOGIE

    L'école de Milet et celle d'Abdère dont nous venons de parler ont donc développé une métaphysique ''objective'', à partir de laquelle on peut se poser les bonnes questions. Cette dernière tâche a été accomplie par les philosophes grecs (Aristote est le plus célèbre) auxquels tous les penseurs de tous les siècles suivants ne cessent de faire référence. En effet, les philosophes grecs ont abordé tous les problèmes, personnels, sociétaux, politiques, théologiques et autres qui se posaient de leur temps. Il se trouve que ces questions sont toujours les mêmes, et toujours d'actualité. Par contre, plus récemment, sur le plan de la physique, (méta ou non), une coupure volontaire, de plus en plus nette, s'est produite entre les scientifiques et les philosophes. Du coté des scientifiques, ceux qui osent aborder des réflexions ''à côté de la science'' sont mal vus, leurs études sont considérées comme des passe-temps dangereux, à la limite de l'ésotérisme, ce qui est la pire condamnation, pour ne pas dire la damnation. Du côté des philosophes, la science en tant que telle, semble peu les intéresser, sans doute parce qu'elle est de plus en plus complexe, mais surtout parce qu'elle est sujette sans cesse à des évolutions, ce que la pensée ''juste'' ne peut accepter.

    Nous n'aborderons pas la philosophie pure qui n'est pas notre domaine de prédilection, (pas mon domaine du tout), par contre, puisque j'ai choisi de parler de métaphysique, je me dois de réfléchir avec vous aux tenants et aboutissants de cette discipline qui fait le lien entre la science et la pure spéculation intellectuelle (recherche abstraite par opposition à la pratique). Les lecteurs de mon blog auront sûrement compris que je suis plus intéressé par l'étude de ''l'objet'' que par les discussions sur les thèses, conceptions et principes concernant le ''sujet''. C'est pourquoi l’œuvre d'Aristote m'intéresse particulièrement. En effet pour lui le plus haut degré de réalité n’est pas ce qui apparaît par le raisonnement, mais ce qui est perçu par les sens. Il affirme que « la raison est vide avant que les sens n’entrent en action. »

    Après avoir étudié, et interprété à ma façon, la métaphysique selon les écoles de Milet et d'Abdère, ce qui m'a beaucoup intéressé, j'ai voulu poursuivre l'étude de la métaphysique. C'est là que mes ennuis ont commencé, justement parce que je ne savais pas par où commencer. Je vais cependant essayer ci-dessous de classer les idées que j'ai récolté. Les ''vrais'' philosophes vont traiter mon texte de ''puéril''. Pour tenter de limiter les critiques, je vais donc essayer de rédiger en serrant au plus près les textes d'Aristote, j'aimerais que même des ''enfants'' puissent le comprendre.

    « La métaphysique est la science des principes et des causes de l'être considéré en lui même, comme simple être. »

    L'être, c'est ce qui ''existe'', c'est la ''substance'' de ce qui existe, c'est la matière, vivante ou non, le corps, la cellule, l'atome, l'électron, c'est en final la Substance de l'Espace, puisque la matière est faite d'ondes DE cette substance. Tout cela est la proposition de notre blog ''eklablog paulpb'' que je vous invite à relire. Le chapitre 66) de notre blog va même jusqu'à proposer que ce soit une partie de la substance divine.

    Tout au long des six chapitres de ce blog, nous avons essayé de répondre à la question fondamentale qui concerne ''la réalité de ce qui existe'' ( son contenu, son origine, son fonctionnement, son devenir). C'est ce qu'Aristote appelait ''la philosophie première'' et ce qui, depuis 1600, a été baptisé ''ontologie'' par opposition à la théologie. L'ontologie est donc considérée maintenant comme une des deux parties de la métaphysique ( l'autre étant l'épistémologie).

    Reprenons la définition précédente, la science des principes et des causes, c'est cela ''l'épistémologie''. C'est donc plus l'étude du sujet, l'ontologie étant plus axée sur l'objet. A mon sens cette distinction fait partie du discours philosophique plus que d'une pratique scientifique. Mais je ne voudrais pas fâcher les puristes. Le sujet de l'épistémologie est donc : sur quels principes doit-on se baser pour connaître le contenu, l'origine, le fonctionnement, le devenir de la réalité existante ? Ces questions sont importantes, elles concernent par exemple : la différence entre forme et matière, la nature du mouvement et de la stabilité, l'analyse des phénomènes leur cause et leur devenir, la relation entre les causes et leurs effets, l'unité de l'être, le hasard, la relativité, l'infini, l'espace, le vide, le temps, l'éternité, etc. La philosophie première, la plus importante selon Aristote, c'est donc finalement, si j'ai bien compris, celle que ses successeurs et interprètes ont appelé la métaphysique.

    A tous mes lecteurs qui trouvent mes explications trop simplistes, je recommande un site internet que j'ai trouvé remarquable, rédigé par un scientifique canadien, Daniel Fortier, ''entre l'humain et la réalité''. Son objet, qui correspond complètement à une démarche métaphysique est le suivant : ''comment distinguer le vrai du faux''. Son but est :

    « *Expliquer ce qu'est la démarche scientifique, ainsi que la manière dont elle procède pour chercher de nouvelles connaissances et pour juger de leur valeur de vérité.

       *Présenter les fondements et les postulats philosophiques de la démarche scientifique.

       *Expliquer en quoi et pourquoi la démarche scientifique est la seule démarche valable pour chercher la vérité. »

    Un scientifique ne peut faire mieux pour traiter des objectifs de l'épistémologie.

    Grâce à mon amie Annie-Paule, j'ai pris conscience de l'importance et de l'étendue des domaines de la pensée abordés par Aristote. Celui-ci marque encore profondément les esprits. Je cite Wikipedia :  « Sa conception de l'être comme ''substance'' (ou ontologie), et de la métaphysique comme ''science de l'être en tant qu'être'', influença profondément l'ensemble de la tradition philosophique occidentale, d'Alexandre d'Aphrodise à Martin Heidegger en passant par Thomas d'Aquin, et orientale, d'Averroès et Maïmonide à Cordoue jusqu'au Persan Avicenne en passant par les théologiens médiévaux de Byzance. » Je vais essayer, pour ma propre instruction, de suivre le devenir de la métaphysique depuis Aristote, mais je n'ai pas l'intention d'en faire un exposé, à moins de faire une ''découverte'' extraordinaire chez un de ces Maîtres.